pot à moutarde (type 6)

Identification du bien culturel

N°Inventaire, ancien(s) numéros(s), autres numéros, N° de dépôt

84.28.1

Domaine (catégorie du bien)

céramique, ethnologie

Dénomination du bien

Pot à moutarde (type 6)

Matériaux et techniques

Verre (moulé), papier

Mesures

H. en cm 9.7 ; D. en cm 4.2 ; D. en cm 6

Inscriptions

Date, marque publicitaire

Précisions sur les inscriptions

Sur la panse : 1816 / BORNIER / FAB[rican]T DE MOUTARDE / au Vinaigre extra fin / DIJON Tous mes Pots doivent porter / le cachet de ma maison

Description

Pot à moutarde, variante du type 6, pour la marque dijonnaise 'Bornier' ; pot en verre moulé blanc ; décor de médaille encadrant les armoiries de la Ville de Dijon

Etat du bien

Bon état

Contexte historique

Lieu de création / d’exécution / d’utilisation

Dijon (lieu d'utilisation)

Utilisation / Destination

Publicité (moutarde, Bornier), alimentation

Précisions sur l’utilisation

En 1816, Denis Bornier crée une fabrique de moutarde qui acquiert une certaine notoriété à la génération suivante : Denis Bornier fils épouse en 1853 Anne-Marie Céry, fille de Nicolas-Eustache Céry, marchand de pain d'épices. Jusqu'en 1856, D. Bornier est enregistré comme fabricant de pain d'épices. C'est sans doute en 1858 qu'il reprend la fabrique de moutarde : il demande l'autorisation d'inscrire sur sa maison 'Usine à vapeur, fabrique de chocolat et de moutarde Bornier-Céry'. En 1882, son fils, Léon Bornier, donne un nouvel essor à la maison en épousant Madeleine Joséphine Darbois, descendante du célébre vinaigrier qui, à ses heures, faisait de la moutarde des ménages. En 1904 la maison est vendue à Charles Clemencet qui après l'intermède Boyot (1911-1914) reprend l'affaire ; sa veuve vend à Bernard Louvrier en 1928. Ce dernier reprend la marque Bornier afin de donner une image de marque de qualité. Entre 1928 et 1939 la maison connaît un certain essor et la production est commercialisée exclusivement sur les marchés français. De 1940 à 1945, les difficultés inhérentes au manque de matière première freine la production et une marque de condiment est lancée (Duo). A partir de 1939, de nouveaux marchés en Afrique du Nord sont acquis. En 1970, Philippe Louvrier succède à son père et la maison se transforme en 1971 en société anonyme : l'Européenne de condiments. Dans les années 1980, elle est rachetée par la société allemande Kühne

Période d’utilisation

1er quart 19e siècle

Millésime d’utilisation

1816

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, don, Dijon, musée de la Vie Bourguignonne Perrin du Puycousin

Date d’acquisition

1984

Ancienne appartenance

Gradeler Mme

Localisation

Dijon ; musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin