SALOMON ET LA REINE DE SABA

Identification du bien culturel

N°Inventaire

RF 1994-412

Domaine

peinture

Dénomination

pendant

Titre

SALOMON ET LA REINE DE SABA

Précision auteur

Paris, 1668 ; Rome, 1737 ; directeur de l'Académie de France à Rome (1725)

Ecole-pays

France

Période de création

2e quart 18e siècle

Millésime de création

1729, ?

Matériaux - techniques

peinture à l'huile, cuivre

Mesures

H. 38.9, l. 56.9

Inscriptions

Signature (hébreu), inscription

Précisions inscriptions

Moi, Nicolas, je l'ai fait (S.d. hébr. sur une contre-marche) ; Vleughels Nicolas / 1669-1737 (h.d., plume, revers)

Précisions sujet représenté

Sagesse légendaire du roi Salomon : thème particulièrement choisi pour Louis XV, commanditaire du tableau

Source représentation

Ier livre des Rois (10, 1-13)

Contexte historique

Genèse

Commande, oeuvre en rapport

Historique

Ce n'est que tardivement, en 1728, alors qu'il exerçait depuis presque trois ans la charge de directeur de l'Académie de France à Rome, que Vleughels reçut sa première et unique commande royale, laquelle émanait du duc d'Antin, surintendant des Bâtiments du roi. Pour ce tableau de cabinet, Vleughels choisit de traiter l'épisode de Salomon et la reine de Saba. On peut suivre la genèse de l'oeuvre à travers la correspondance échangée entre le duc d'Antin et Vleughels. Il n'est guère fait allusion au tableau avant le début de l'année 1729 et celui-ci n'est expédié de Rome que le 29 septembre de la même année. Vleughels entreprend ensuite un second tableau pour faire pendant, sur le thème de David et Abigaïl. Les deux peintures jouissent tout au long du XVIIIe siècle d'une place au sein du Cabinet du roi et sont présentées en 1793 lorsque le Louvre ouvre ses portes. Mises en réserve puis déposées en 1801 au ministère des Finances, elles disparaissent des collections entre 1812 et 1818. Il n'est donc pas possible de prouver assurément que le petit cuivre apparu sur le marché en 1992 et généreusement offert au Louvre par M. Guy Ladrière, est bien le tableau de Louis XV (il n'était pas rare pour Vleughels de produire plusieurs exemplaires d'un même tableau) Un tableau de même composition, mais peint sur bois et de plus petites dimensions est passé à la vente après décès du peintre Charles Natoire (Paris, 1778) ; un tableau de même sujet, sur toile et de plus petites dimensions est mentionné dans une vente en 1817. Le pendant, David et Abigaïl, n'a pas été localisé depuis 1812. La figure de la reine de Saba est empruntée au Moïse sauvé des eaux de Véronèse à Turin, dont une copie à la plume est conservée dans le fonds de dessins de l'atelier de Vleughels au Louvre Le soldat à gauche reprend, en sens inverse, une figure du Corrège dans la Madone de saint Georges (Dresde) étudiée par Vleughels dans le cabinet du duc de Modène. Cet usage de la citation des maîtres valut à l'artiste le sobriquet de geai de la peinture

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de l'Etat, don, musée du Louvre département des Peintures

Date acquisition

1992

Ancienne appartenance

Louis XV (?, 1730) ; ? ; Ladrière Guy ; société des amis du Louvre

Informations complémentaires

Bibliographie

Musée du Louvre, nouvelles acquisitions du département des peintures, 1991-1995, Paris, 1996, p.158-162