FAMILLE ITALIENNE dit aussi REPOS DE PAYSANS DANS LA CAMPAGNE DE ROME

Identification du bien culturel

N°Inventaire

RF 1993-5

Domaine

peinture

Dénomination

tableau

Titre

FAMILLE ITALIENNE dit aussi REPOS DE PAYSANS DANS LA CAMPAGNE DE ROME

Précision auteur

Charleroi, 1787 ; Bruxelles, 1869

Ecole-pays

Belgique

Période de création

2e quart 19e siècle

Millésime de création

1830

Matériaux - techniques

peinture à l'huile, toile

Mesures

H. 103, l. 132

Inscriptions

Signé, daté

Précisions inscriptions

F.I. Navez / 7bre (septembre) 1830 (S.D.b.g.)

Précisions sujet représenté

Les bâtons de marche et la gourde, de même que l'attitude lasse de la femme âgée suggèrent qu'il s'agit de paysans romains faisant halte dans les environs de Rome, voire de pèlerins (le motif du chapelet tenu par l'aïeule étant très en évidence). Les costumes sont typiques de ceux dont tous les artistes de retour de Rome ont continué à affubler les acteurs de leurs scènes à l'italienne. On sait par Alvin, son ami et biographe, que Navez avait rapporté d'Italie plusieurs costumes particulièrement riches et chatoyants qui lui servirent jusqu'à la fin de sa vie pour donner une couleur locale plus forte aux compositions italiennes exécutées dans son atelier de Bruxelles Les rochers schématisés qui meublent l'arrière-plan peuvent faire référence à la région de Frascati dont l'aspect sauvage a servi de toile de fond à bon nombre de scènes de genre italianisantes peintes à travers toute l'Europe dans ces mêmes années 1830

Contexte historique

Genèse

Oeuvre en rapport

Historique

On connait un croquis d'ensemble pour la composition (mine de plomb sur papier, H. 19.9, l. 24.3, Charleroi, musée des Beaux-Arts) et une copie de dimensions voisines du tableau (signalée par Jean-Luc Vannier à la Foire de Toulouse, 11-19 novembre 1995, sur le stand d'un antiquaire de Toulouse) On peut identifier la toile du Louvre comme étant le Repos de paysans, dans la campagne de Rome, mentionné sur la liste des oeuvres de Navez établie par le peintre lui-même et confiée à la fin de sa vie à son ami Louis-Joseph Alvin. L'Italie marqua profondément Navez qui était parti pour Rome à la fin de septembre 1817, ayant obtenu une bourse de la Société des beaux-arts de Bruxelles puis une aide gouvernementale, pour ne rentrer en Belgique qu'à la mi-janvier 1822. Cette période romaine fut déterminante non seulement pour son évolution stylistique mais aussi pour son répertoire iconographique qui s'enrichit dès lors de scènes de genre italiennes, et ce jusqu'à la fin de sa carrière. Sur le thème précisément des pèlerins dans la campagne de Rome, de la famille italienne et de l'enfant endormi ou malade pour lequel on prie, la liste d'Alvin donne maints titres de tableaux qui témoignent du succès de ces scènes sentimentales et vertueuses. Le goût marqué pour ce genre de sujets n'est cependant pas propre à Navez, il le partage en effet avec les artistes qu'il a côtoyés à Rome, que ce soit le Suisse Léopold Robert et son frère Aurèle ou les Français Granet et Schnetz

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de l'Etat, achat, musée du Louvre département des Peintures

Date acquisition

1993

Ancienne appartenance

Decou M., Limelette, Belgique (1831) (?) ; Gheluwe Ernest Andris-van, Namur (notaire) ; Delarge Gérard ; Delarge Jean ; Dealrge Jean-Pierre ; coll particulière, Belgique

Informations complémentaires

Commentaires

En général, les historiens de l'art belges ont quelque peu minimisé cet aspect italien de l'oeuvre du peintre; d'ailleurs les musées de Belgique ne conservent pratiquement pas de ses tableaux italianisants à l'exception de Charleroi, sa ville natale. Pourtant, ceux-ci constituent près de la moitié de sa production et firent la renommée du peintre en son temps

Bibliographie

Musée du Louvre, nouvelles acquisitions du département des peintures, 1991-1995, Paris, 1996, p. 106-108