Musée de la vallée - Barcelonnette

Référence
M0856
Adresse
10, avenue de la Libération
Artistes
Jean Caire (1855-1935), Marie Tonoir (1860-1934), Charles Bertier (1860-1924), Pierre Michel (1900-1984), Marguerite Reynaud (1888-1967), Gilels Aillaud
Atouts majeurs
  • Ouverte depuis toujours au commerce et aux échanges, l'économie de la Vallée a longtemps reposé sur l'activité textile associant manufactures de laine et filatures de soie. Les habitants de l'Ubaye, formés très tôt à "l'art d'être marchand", quittaient la Vallée pour aller vendre leur production de draps et de soieries en Provence, en Dauphine, en Piémont. Au milieu du XIXe siècle, l'émigration définitive remplace l'émigration saisonnière et conduit les entrepreneurs de la Vallée jusqu'en Amérique, d'abord en Louisiane au souvenir français, puis au Mexique où Jacques Arnaud (1781-1828) installe vers 1818-1820 un magasin de tissus associé à ses frères Dominique et Marc-Antoine, ouvrant ainsi la voie aux "soyeux du Mexique". (Paul Reynaud). Les acteurs de l'émigration ont été les premiers à "collectionner" les objets de l'autre culture, qu'il s'agisse de la statuaire aztèque, de l'art populaire, de l'art colonial ou encore de l'art moderne Mexicain. Émile Chabrand (1843-1893) sera le premier d'entre eux, suivi par Gustave Bellon (1877- 1960), le collectionneur franco-belge, Auguste Génin (1862-1931), étroitement lié à la communauté des entrepreneurs ubayens au Mexique, et qui sera l'un des grands donateurs du musée de l'Homme à Paris (aujourd'hui musée du Quai Branly)
  • Cabinet de bain : en 1910, le nouveau propriétaire de la Sapinière, Antoine Signoret, fait ajouter un nouveau cabinet de bains revêtu d'un décor de faïence exécuté par les faïenceries de Sarreguemines, associe des gerbes d'iris et une frise de glycines selon une composition souvent reproduite, familière du décor thermal contemporain
  • Émile Chabrand, voyageur naturaliste : négociant, préparateur naturaliste, collectionneur, voyageur, auteur, inventeur, photographe, de toutes ces identités, Émile Chabrand n'en revendique qu'une, celle de «préparateur naturaliste». Fils d'un douanier de Larche embarqué comme mousse à l'âge de 13 ans pour Buenos Aires, plus tard installé au Mexique comme négociant, d'où il revient fortune faite en 1881, Émile Chabrand est un personnage éclectique, imprévisible et secret. De l'émigrant implanté au Mexique pendant 18 ans (1863-1881), à Mexico puis à Cuernavaca où il s'installe pour des raisons de santé, on ignore presque tout. On ne connaîtra ni le nom de l'enseigne du magasin pour lequel il travaille, ni le nom de ses associés. Celui que l'on appelle «don Emilio» et qui se sent chez lui au Mexique se considère comme un «vieux Mexicain», reste très discret sur son propre itinéraire, préférant évoquer dans son récit de voyage, publié en 1892 et
  • couronné par le prix Montyon de l'Académie française, «un de ces départs vers 1847 ou 1850, quand les chances étaient plus hasardeuses, quand les difficultés de communications faisaient le voyage plus pénible et aussi plus pittoresque»
  • Le musée s'ouvre régulièrement à la création contemporaine en offrant à de jeunes artistes leurs premières expositions dans un musée ou en participant aux projets d'expositions éclatées du Frac Provence Alpes Côte d'Azur
Code postal
4400
Thématiques principales
Beaux-Arts ; Ethnologie ; Civilisations extra-européennes
Département
Alpes de Haute-Provence (04)
Date de modification
2009-06-12
Historique
  • Antoine Signoret, neveu d'Antoine Signoret et seul propriétaire de la villa et de son parc, décide de léguer son bien à la ville de Barcelonnette en 1978. La villa qui abrite différents services devient dix ans plus tard en 1988, le nouveau musée de Barcelonnette. Baptisé musée de la Vallée, l'édifice réunit les collections de deux anciens musées : le musée Chabrand (1890) et le musée de l'Hôtel de Ville de Barcelonnette (1931). Le musée de la Vallée, musée de France, appartient au réseau des musées des Alpes de Haute-Provence. Le nouveau musée conserve intact le décor de boiseries,
  • les parquets en marqueterie et sa cage d'escalier en noyer. En 1992, Colette Dernis, petite fille d'Alexandre Reynaud fait don au musée du mobilier du salon-fumoir de la Sapinière (bureau, bibliothèque, garniture de cheminée, fauteuils). En 2004, Bernard Martel fait don d'un ensemble de vitraux Art Nouveau qui, restaurés par Claude Moine, trouveront leur place dans la baie du grand escalier
Intérêt arch
Elégante villa construite en 1878 par Alexandre Reynaud, fondateur à Mexico du magasin Las Fabricas Universales. En 1883, la construction à peine achevée, Alexandre Reynaud remanie profondément sa "bâtisse" pour prendre modèle sur La Roseraie, construite à proximit. "Il a enlevé les mansardes, par conséquent la toiture, relevé les murailles (murs) d'un étage et formé son toit sur quatre pentes conformes aux nôtres ; seulement il est moins élévé et au lieu de châssis, il a préféré l'oeil de boeuf". (lettre de L.F. Tron 1883) . En 1892, Alexandre Reynaud vend sa jolie "bâtisse" à un compatriote pour financer au Mexique, la construction d'une filature (la fabrique de Santa Rosa, Vallée d'Orizaba, État de Veracruz). Son nouveau propriétaire, Antoine Signoret entreprend de remettre au goût du jour la bâtisse et fait appel à un architecte, Francis Girard. Le rhabillage projeté par l'architecte grenoblois porte essentiellement sur l'enveloppe de la villa. Les facades nord et sud reçoivent un important décor architectonique qui sort la villa de son anonymat : alternance de frontons rectangulaires et semi-circulaires (premier étage), encadrements (rez de chaussée et second étage), corniches ouvragée à modillons et tables (second étage). La façade sud est en outre agrémentée d'une élégante véranda métallique ouvrant directement sur le parc par un escalier en fer à cheval exécuté dans la pierre de taille grise de la Chapelue extraite dans le Queyras voisin. À l'intérieur, la création d'un nouveau cabinet de bains revêtu d'un décor de faïence exécuté par les faïenceries de Sarreguemines, associe des gerbes d'iris et une frise de glycines selon une composition souvent reproduite, familière du décor thermal contemporain. La villa a conservé ses parquets en marqueterie, son cabinet de bains en faïences de Sarreguemines (1910), ses vitraux Art nouveau (les Pavots), et le salon-fumoir
Label
Musée de France, au sens de la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002
Mél
musee@barcelonnette.com
Nom officiel
Musée de la vallée
Phare
Émile Chabrand
Région
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Téléphone
04 92 81 27 15
Thèmes
Beaux-Arts : Dessin, Peinture ; Civilisations extra-européennes : Américaines (Mexique) ; Ethnologie
Site web
www.barcelonnette.com/fr/il4-3_p51-le-musee-de-la-vallee-a-barcelonnette.aspx
Ville
Barcelonnette